Nous allons tout vous expliquer en vrai sur la fabrication des eliquides. Et pour cela nous vous amenons chez Gaïatrend, le plus grand fabricant français, dont tout le monde connait au moins la gamme Alfaliquid, pour une visite complète et dans les moindres détails. Vous voulez savoir comment est vraiment fabriqué un eliquide ? Eh bien c'est parti !

La zone tampon et l'analyse des matières premières

Cela commence avec l'arrivée des matières premières, qui sont d'abord stockées dans cette pièce que l'on appelle la zone tampon et où elles reçoivent immédiatement une étiquette qui indique qu'elles ne peuvent pas être utilisées tant qu'elles n'ont pas été testées et validées par le laboratoire d'analyse. La zone tampon ne fait pas partie de la production puisqu'elle n'est pas hors poussière et aucune matière première n'y sera manipulée ou même ouverte.
Afin d'éviter tout risque de contamination du liquide que ce soit par de la poussière ou des germes, on ne peut accéder à la production qu'après s'être minutieusement nettoyé et désinfecté les mains et avoir passé une tenue adéquate, à savoir au minimum une blouse, des sur-chaussures, une charlotte sur la tête et éventuellement un cache barbe ainsi que des lunettes de protection. Certains équipements complémentaires peuvent être nécessaires en fonction des produits que l'on peut être amené à manipuler.

La salle de prélèvement

Une fois équipé, on peut accéder à la zone de production en commençant par la salle de prélèvement, où arrivent les matières premières depuis la zone tampon. On est maintenant dans un environnement contrôlé et on va pouvoir ouvrir les bidons de propylène glycol et de glycérine végétale pour en faire des prélèvements et les analyser. Chacun de ces bidons représente 1000 litres de matières premières qui servira dans la composition de plus de 200 000 bouteilles : il est hors de question de les intégrer à la production sans les avoir contrôlées afin de s'assurer qu'elles remplissent le cahier des charges.

Salle d'analyse alfaliquid

Pour s'en assurer, les échantillons sont apportés au laboratoire d'analyse, où ils vont suivre un protocole de tests aussi strict que complet : cela commence par quelques tests préliminaires, la balance est précise au point de devoir être placée sur un bloc de marbre, la moindre vibration pouvant fausser sa mesure. L'échantillon est ensuite analysé avec un chromatographe, qui permet d'en connaître la composition et donc la pureté directement au niveau des molécules.

Salle d'analyse 2 d'alfaliquid

L'analyse se fait en phase liquide, au niveau de la boîte rouge, on va tester directement le liquide, puis au niveau de la grosse boîte blanche verticale en phase gazeuse. On va faire évaporer le liquide et on va faire le test sur la vapeur directement. Autant vous dire que la moindre impureté n'a aucune chance de passer au travers de ces tests. Les matières premières validées par le laboratoire d'analyse sont marquées "conforme" et pourront être incluses dans la production. Les autres matière premières non-conformes sont tout simplement renvoyées au fournisseur. La nicotine quant à elle est bien entendu analysée de la même manière, mais avec beaucoup plus de précaution de sécurité pour le personnel puisqu'il s'agit de nicotine pure. Elle est ensuite stockée dans les bidons scellés et arrivera dans la production, sous pression d'azote pour ne pas s'oxyder, sans que personne n'ait jamais à la manipuler.

Le laboratoire aromatique

Laboratoire aromatique alfaliquid

Nous avons maintenant la base et la nicotine il ne manque plus pour passer en production que les arômes, qui sont conçus ici, dans le laboratoire aromatique. Un aromaticien ne travaille pas avec des arômes, il conçoit des arômes à partir de molécules aromatiques. Il existe environ 2000 molécules aromatiques utilisables dans la vape et un arôme aussi simple que la fraise peut requérir le mélange extrêmement précis de plus de 180 molécules aromatiques. C'est un travail qui demande une expérience considérable, les aromaticiens sont considérés comme juniors au moins les 20 premières années de leur carrière et certaines molécules aromatiques coûtant plusieurs dizaines de milliers d'euros le kilo, la marge de manœuvre est relativement faible sur les essais. C'est également un travail d'une très grande précisons puisqu'on peut arriver à des dilutions de une part pour 100 000, c'est-à-dire moins d'un milligramme par bouteille. La conception d'un arôme peut ainsi prendre des mois, parfois mêmes des années et il faudra bien sûr s'assurer qu'ils répondent à toutes les normes de sécurité. Il sera donc analysé de manière à vérifier que la vapeur qu'il produit répond aux normes les plus strictes. Les arômes sont ensuite produits en plus grandes quantités et stockées dans des bidons.

La production

Et c'est une fois toutes ces étapes de préparation, de vérification, d'analyse et de création que l'on va enfin pouvoir commencer la production. Et on arrive ainsi à la salle de préparation des liquides où les mélanges finaux sont réalisés. L'ordre de production arrive directement sur l'imprimante. Les liquides sont réalisés à la demande, au fur et à mesure des besoins de la production et ils sont préparés par bidons de 6 litres qui correspondront chacun à un lot. Les bidons sont placés sur des tapies roulants, les bidons fermés sont ceux qui sont déjà remplis et qui vont aller en production, les bidons ouverts sont ceux à remplir en fonction de leur étiquette de production.

L'ensemble de la production est intégralement automatisé et les machines n'ont pas été spécifiquement développés pour la fabrication de eliquide : on les retrouve également dans les industries alimentaires et cosmétiques, entre autres et elles ont été adaptées pour cet usage. L'ordre de production arrive automatiquement, s'imprime sur une étiquette que l'opérateur place sur le bidon correspondant.
Une fois son tour arrivé, le bidon de 6L est amené par le tapis roulant devant un scanner qui va lire le code barre de l'étiquette pour savoir quelle référence de liquide doit être réalisée et à quel taux de nicotine. Tous les éléments de la production sont bien sûr enregistrés ce qui permet d'avoir une traçabilité complète de chaque matières premières dans chaque lot et dans chaque bouteille. La machine sait quel liquide elle doit préparer, elle va placer le bidon sur un rail qui va le faire défiler sous différentes buses, qui vont le remplir en propylène glycol, puis en glycérine végétale, en nicotine et en arômes.

Le bidon sera ensuite placé dans un agitateur qui permettra d'homogénéiser le tout. Le dosage doit bien sûr être extrêmement précis et ne peut pas être confié à la seule mesure du débit des buses, ce qui ne serait ni assez précis ni assez fiable. Le bidon est donc placé sur le rail sur une balance de précision qui va mesurer en temps réel la quantité de liquide réellement injectée à l'intérieur. C'est pour cela également qu'on peut voir une petite pause entre le moment où le bidon arrive sous une buse et le moment où le liquide arrive : c'est simplement le temps nécessaire à la balance pour se stabiliser.
Une fois qu'il se rapproche de la quantité de liquide souhaitée, le robot va y aller par petite touche pour aller progressivement jusqu'à remplir très exactement la quantité de liquide voulu. Une fois que le mélange est terminé le robot va placer le bidon sur l'autre tapis roulant pour être inspecté puis partir en production. Un nouveau bidon va immédiatement prendre la relève et c'est reparti.

Le flaconnage

Flaconnage alfaliquid

Avant le flaconnage, des échantillons sont prélevés sur les lots et envoyés au laboratoire d'analyse qui va s'assurer de leur parfaite conformité avec leur formulation. Une fois le liquide fabriqué, analysé et validé on va pouvoir le mettre en bouteille, ce qui avant se faisait sur des chaînes de mise en bouteille manuelle.
L'opération était délicate, fastidieuse et le processus nettement moins fiable qu'avec les machines qui désormais s'occupent de l'intégralité de la mise en bouteille et de l'emballage. Les bouteilles en vrac arrivent sur un tapis roulant qui va les guider tout le long de la première machine, qui va s'occuper de la mise en bouteille. Les bouteilles vides sont entraînées sur un disque autour duquel elles vont tourner, d'abord pour être remplies grâce à deux buses. L'opération est extrêmement rapide et très précise de manière à avoir exactement 10ml de liquide dans chaque bouteille, qui est immédiatement après fermé par son bouchon par mécanisme de bras pivotants. Un côté aspire un bouchon pendant que l'autre côté visse le bouchon sur la bouteille, le bras pivote et l'opération commence.

Le flacon est maintenant rempli, fermé, il ne lui manque plus que son étiquette. Pour la poser deux rouleaux vont la plaquer contre un ruban d'étiquettes et la faire tourner, de manière à ce que l'étiquette se colle directement dessus. Le flacon est maintenant prêt à être mise dans sa boîte.
L'emballage des bouteilles est confié à une autre machine qui va prendre les boîtes qui sont livrés à plats, les mettre en forme, positionner la notice, insérer la bouteille à l'intérieur et refermer le tout.

C'est une merveille d'automatisation. Tout le long de la chaîne de production l'ensemble des tâches et automatisé et aucune intervention humaine n'est nécessaire. Les opérateurs n'interviennent que si une machine se bloque, par exemple si une boîte se déplie mal, ce qui peut toujours arriver. Au-delà de ça l'ensemble de la production est intégralement automatisé, ce qui permet d'avoir beaucoup plus de précision et de fiabilité qu'avec une intervention manuelle. Enfin, une dernière machine va regrouper et emballer les boîtes par lots de 10, puisque c'est dans ce conditionnement qu'elles seront livrées au détaillants.
Des échantillons sont également régulièrement et aléatoirement prélevés dans la production pour être analysés avec un chromatographe dédié, de manière à assurer la constante qualité et sécurité de la production.

casiers alfaliquid

Les lots de 10 sont enfin placés dans le stock dans des casiers dédiés à chaque référence de liquide et à chaque taux de nicotine. Quand une commande arrive, elle s'affiche sur la tablette présente sur le chariot. Chaque lot sorti est scanné de manière à éviter toute erreur dans les commandes ainsi que chaque casier de manière à pouvoir assurer une totale traçabilité de chacune des bouteilles.
Chaque commande est ensuite re-vérifiée, emballée dans un carton correspondant à son volume et expédiée à son destinataire.

Tous ces processus de fabrication sont valables pour toutes les gammes de la marque Alfaliquid présentes sur Vapoteuse.fr :
Classique, Siempre, Cool n'Fruit, Dark Story, CoricanchaInstinct Gourmand et Vaponaute.
Et voilà, vous savez tout sur la fabrication d'un eliquide. Et vous en conviendrez sûrement c'est beaucoup plus complexe et exigeant que ce que peut laisser penser une simple petite bouteille !